Jean-François PIRSON
EXPOSITION

VERNISSAGE

11/02/2021 à 18:00

FINISSAGE

13/03/2021 à 18:00

Chemins d’être

Du 12/02/2021 au 13/03/2021

Ces mots qui ont du corps

En correspondance avec ODRADEK[1], Jean-François Pirson et Francis Schmetz participent à la ligne de la galerie en exposant leurs carnets de dessins ainsi que différents travaux d’atelier.

Suivant la démarche phénoménologique du retour aux choses elles-mêmes, les deux artistes se déplacent sans cesse pour élargir le champ de leur perception de la vie quotidienne. Il s’agit de privilégier l’échange qui a lieu dans la rencontre avec le donné, le perçu.

Dans leur étude des phénomènes, c’est-à-dire de ce qui apparaît à la conscience, ils cherchent à développer divers modes de connivence avec ce qu’ils rencontrent. Par l’énergie se développant de traits en traits, des formes surgissent sur une surface en tension. Le rythme les fait vivre, il ouvre l’espace du carnet. C’est alors que de feuillets en feuillets une présence se révèle, quelque chose se montre.

L’atmosphère se dégageant des carnets laisse parler l’environnement et l’intentionnalité des artistes. Voilà donc comment, n’aimant pas aller droit au but, ils quittent les chemins de la connaissance et de la représentation classique. Dès lors, plus question de séparer l’écriture du dessin mais bien plutôt de mettre en mouvement des lignes et de recourir à des traces ou des mots-traces, seulement quelques traits pour réconcilier les mots et les choses. Les mots que l’on rencontre ou approche dans les carnets font corps avec ce qu’ils désignent.

Pour Jean-François Pirson et Francis Schmetz tout se passe comme si le langage ne venait pas d’une construction artificielle déconnectée du réel : au contraire il ex-iste en harmonie avec le monde. Nous voici donc en présence d’un rapprochement mot-chose. Par petites traces et traits, des expériences vécues nous sont confiées. Rien de tapageur si ce n’est que d’inaccoutumés chemins s’ouvrent, inaugurant de nouvelles facultés de perception.

A la recherche de l’intériorité des choses, c’est-à-dire de leur énergie ou encore de leur dynamisme, ces carnets présentent modestement des formes à interpréter et méditer.

Simone Schuiten

 

[1] Odradek est un objet ambigu qui apparaît et disparaît dans la nouvelle de Kafka : Le souci du père de famille.

(Redirection vers la galerie d’images de Francis Schmetz)

Galerie d’images de Jean-François Pirson :