ODRADEK_Arlette_Vermeiren_Niki_Kokkinos
EXPOSITION

VERNISSAGE

20/05/2021 à 00:00

FINISSAGE

12/06/2021 à 00:00

Nœuds v/s plis

Du 21/05/2021 au 12/06/2021

Fils, traces et plis, une philosophie de la texture

De retour chez ODRADEK, Arlette Vermeiren et Niki Kokkinos se mettent à l’œuvre en dehors du grand écart visible-invisible, vide-plein, lisible-illisible.

Proposant une pratique de traçage, marquage et pliage, les deux artistes, ouvrent, hors frontières, des champs d’assemblages illimités. Menant chacune leur propre parcours, elles n’ont de cesse d’entrecroiser et de multiplier des arrangements aux multiples configurations. Ne cherchant plus par le figuratif à « identifier », elles mettent l’accent sur le support qu’elles utilisent. Celui-ci advient progressivement en réconciliant le visible et l’invisible. C’est ainsi que différents attributs graphiques donnent naissance à une écriture poétique que personne ne tentera de déchiffrer.

Arlette Vermeiren, engagée dans le « faire » plutôt que dans la théorie, a baigné depuis son enfance dans le monde du textile. Elle a consacré sa vie à nouer des liens tant au sens littéral qu’au sens humain. A partir de son geste irrépressible de glanage et de récupération, elle collectionne tout ce qui à ses yeux offre un potentiel d’assemblage. Elle dessine, file, lie, noue, brode, imprime ou encore entrelace pour montrer un cheminement qui lui permet de réinventer une écriture où le signe est infini. Par l’entrecroisement de ses matières en réseaux ou par ses impressions sur tissus, nous sommes conviés à partager avec elle un monde de couleurs et de légèreté.

Niki Kokkinos, par un dispositif mouvant de pliage, empreintes et marquages, interroge la surface picturale. Elle recourt à un rythme d’agencements aléatoires qui lui permet de laisser la place au hasard. Par le même dispositif les marques livrent, dans la foulée du pli, leur intériorité et leur extériorité. C’est ainsi que le pliage, comme mode de construction de l’espace et des limites de l’œuvre, organise une itération et la perte des repères.

Pour les deux artistes, nul envers ni endroit, mais un enrichissement par « inter-texturalité ».

Kiran Katara et Simone Schuiten