VERNISSAGE
FINISSAGE
Métafor[Ma]se
« Métafor[ma]se », un dialogue entre différentes intelligences
De retour d’un séjour au Japon, l’architecte-artiste Atinka di Muro nous invite à lui emboîter le pas dans son cheminement au travers des correspondances entre le blob ou « Physarum polycephalum », une espèce unicellulaire de myxomycète qui n’est ni animal, ni végétal, ni champignon et le réseau ferroviaire tokyoïte. Le blob, démuni de cerveau, est visible à l’œil nu. Il trouve toujours le chemin le plus efficace pour arriver à se développer.
En comparant par schémas et graphes le déploiement en réseau du blob à celui du métro de Tokyo, Atinka di Muro nous donne à voir comment deux types d’intelligences se déploient par une gestion du vide et du plein.
A partir d’un plan du métro dont elle prélève le tracé en ne gardant que les noms des stations et donc des arrêts, elle obtient un poème qui lui sert également de partition musicale.
Ainsi, de « métamorphose » en « métaforme », Atinka di Muro nous confie maintenant un processus de « Métafor[ma]se » dans lequel le vocable (ma) signifie, en japonais l’intervalle qui associe durée et distance dans le sens d’influences réciproques.
Voici de multiples preuves que nous ne sommes pas déconnectés de notre environnement naturel car de la même manière que le déploiement du blob, des racines végétales inspirent d’autres embranchements ferroviaires ou autoroutiers. Confrontés à des dispositifs d’intelligence naturelle, nous prenons conscience de l’énergie vitale qui anime toute chose et favorise l’interpénétration donnant naissance aux métamorphoses.